• Septembre (poème)

     

    Il avait plu longtemps… Il avait plu sans cesse ;
    L’été s’était traîné sous un ciel incertain
    Et Septembre naissait ensoleillé, soudain,
    Flambant comme une aurore ardente, enchanteresse.
     

     

    Mon âme s’éveillait d’un long sommeil lointain
    Où la mort avait mis le vide et la détresse…
    Solitude du jour sans fin qui vous oppresse ;
    Longueur du soir désert, qui, brusque, vous étreint.
     

     

    Je m’en fus à la mer qui roulait son flot tendre
    Ecumeux et nacré, toujours doux à mon cœur,
    Dont la chanson parlait de joie, à s’y méprendre.
     

     

    Septembre rougeoyait : splendeur d’apothéose !
    Et son âme à l’amour s’ouvrait comme une fleur,
    En effeuillant tes courts billets, pétales rose !...

     

     

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