• 1. Bagher Hadidi - Biographie

     

    1. Bagher Hadidi - BiographieBagher Guiliani Hadidi naît le 27 avril 1909 à Pahlavi (Perse, actuellement Iran) et décède à Enghien le 25 août 2009 à l'âge de 100 ans. Il est inhumé au cimetière d'Enghien.

    Il était l’ainé de six enfants. Le seul contact qu’il ait gardé est sa sœur Faradiba qui vit aux USA.

    Il s’est marié deux fois. De sa deuxième épouse, Georgine Kuge, il eut cinq enfants dont deux garçons et trois filles.

    Bagher a passé toute son enfance à Enzel (Perse) où son père était bourgmestre. A 19 ans, il participe à un concours (de chant ?) pour venir en Europe. Il termine 17e sur 25.000 candidats, obtient une bourse et se rend en France (en 1924). Il y étudie le français au lycée Louis-le-Grand où il fréquente Georges Pompidou (ancien président français). A ce moment, il découvre la peinture grâce à son professeur M. Ruelle, et la peinture ne le quittera jamais. Son style : l’impressionnisme et le pointillisme.

    Après avoir obtenu un diplôme en « histoire naturelle, spécialisé en botanique et zoologie », Bagher entre à l’Ecole Supérieure de St-Cloud. Hélas, il tombe malade et doit se rendre en Suisse pour se faire soigner. Il y rencontre sa première épouse, infirmière à l’époque, originaire d’Enghien. Ils décident peu de temps après de se marier en Belgique (1934). Pour récolter assez d’argent pour leur mariage, Bagher décide de retourner en Iran enseigner le français et l’histoire naturelle à l’université de Téhéran. Un an plus tard, il revient à Enghien, qu’il ne quittera plus jamais.

     

    1. Bagher Hadidi - Biographie

    Maison Hadidi en 1942

    1. Bagher Hadidi - Biographie


    Maison Hadidi en 2012


    A Enghien, il travaille dans la bijouterie (Maison Hadidi) de ses beaux-parents. Malheureusement, trois ans après leur union, sa femme décède de la tuberculose, maladie incurable en ces temps. Il se remarie avec Georgine Kuge (vingt ans plus jeune que lui), de qui naissent cinq enfants. Puis, il reprend la bijouterie sous le nom de Hadidi et, quelques années plus tard, déménage à la rue de Bruxelles (bijouterie Hadidi actuelle).

    C’est à l’étage de cette maison que Bagher Hadidi a vécu jusqu’à la fin de ses jours.

    Au cours de sa vie il a obtenu de multiples diplômes : opticien, diamantaire, gemmologue, ornithologue, peintre, sculpteur, écrivain (A la recherche de la vérité sur la Perse ancienne).

    Ce que la ville d’Enghien retient de lui aujourd’hui sont surtout sa bijouterie et ses nombreuses peintures. De fait, la peinture a occupé une grande place dans sa vie. Il a peint tout ce qui a croisé son regard ou traversé son imagination (bâtiments, célébrités, animaux, natures mortes). Les bâtiments et natures mortes restaient ses peintures préférées ! On peut y remarquer un énorme soucis du détail (sans doute dû à la précision demandée aux opticiens et diamantaires). L’endroit préféré où il aimait puiser son inspiration était le parc d’Enghien.

    Jusqu'à la fin de sa vie, cet homme fut un garçon passionné, pétillant et dynamique. On dit de lui qu’il n’a jamais changé et est resté physiquement le même : l’homme au chapeau et au chevalet.

    Petite anecdote. Il aimait beaucoup aller jouer au casino de Namur ou Bruxelles. Il y a joué jusqu’à ses 99 ans. Il cachait ses gains dans ses chaussures car il avait peur de se faire arrêter par la police ou de se faire agresser.

    Beaucoup de ses œuvres sont exposées au premier étage de la Maison Jonathas.

    Une de ses filles est tenancière de la Taverne Le Rembrandt, Place Delannoy. C’est un de ses petits fils qui a repris la bijouterie Hadidi.

    Son épouse, Georgine est décédée le 23 avril 2011.